
Journée de solidarité 2026 : ce que les ESN doivent savoir

Qu'est-ce que la journée de solidarité ?
Instaurée par la loi du 30 juin 2004, la journée de solidarité a pour objectif de financer des actions en faveur des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Elle se traduit par une journée de travail supplémentaire non rémunérée pour les salariés, et par le versement d'une contribution solidarité autonomie (CSA) de 0,30 % sur la masse salariale brute pour les employeurs.
Côté organisation, les modalités d'accomplissement sont fixées par accord collectif d'entreprise ou, à défaut, par accord de branche. En l'absence d'accord, l'employeur fixe unilatéralement ces modalités après consultation des représentants du personnel s'ils existent.
À noter : depuis la suppression de la référence légale au lundi de Pentecôte, ce jour est redevenu un jour férié ordinaire. L'employeur doit choisir une autre date.
Les modalités possibles pour les salariés classiques
Pour un salarié à temps plein soumis à un décompte horaire, plusieurs options sont possibles :
- Travail d'un jour férié habituellement chômé (hors 1er mai) : Ascension, lundi de Pentecôte devenu férié ordinaire, etc.
- Suppression d'un jour de RTT accordé dans le cadre d'un accord de modulation ou d'annualisation
- Travail d'un samedi ou d'un jour de pont précédemment non travaillé
- Fractionnement en 7 heures réparties sur des jours non travaillés (au prorata pour les temps partiels)
Ne peuvent pas être retenus comme journée de solidarité : un dimanche, un jour de congé payé légal (5 semaines) ou un repos de remplacement des heures supplémentaires.
Le cas particulier des consultants en ESN au forfait jours
Dans beaucoup d'ESN, les cadres sont soumis à une convention de forfait en jours (généralement 218 jours par an, selon la convention collective Syntec). Ce mode de décompte du temps de travail change l'approche de la journée de solidarité.
Une journée supplémentaire dans le forfait
Pour un salarié en forfait jours, la journée de solidarité se traduit par l'ajout d'un jour travaillé dans le forfait annuel, sans rémunération supplémentaire. Le plafond passe donc de 218 à 219 jours.
La loi prévoit expressément ce mécanisme : le salarié en forfait jours accomplit la journée de solidarité en travaillant un jour supplémentaire au titre de son forfait, sans que cela ouvre droit à rémunération complémentaire, ni ne constitue une modification unilatérale du contrat de travail.
Comment l'organiser concrètement ?
Dans la pratique des ESN, deux approches sont courantes :
- Supprimer un jour de RTT : c'est la solution la plus simple, car elle évite de modifier le calendrier de travail et s'inscrit dans le CRA comme une journée travaillée normale.
- Désigner un jour spécifique (ex. : lundi de Pentecôte, vendredi de pont) et le déclarer dans le CRA comme journée de solidarité.
Attention pour les consultants en mission chez un client : si le client chôme ce jour-là, la journée de solidarité ne peut pas se faire. Il convient alors d'organiser une journée interne ou plutôt d'opter pour la pose d'un RTT.
Checklist pour les dirigeants d'ESN
- Vérifier si un accord collectif (d'entreprise ou de branche Syntec) encadre déjà la journée de solidarité
- En l'absence d'accord, définir la modalité retenue avant la paie de mai 2026
- Communiquer la décision aux salariés et aux responsables de mission
- Faire apparaître la journée de solidarité sur le bulletin de paie
- Vérifier le traitement de la CSA (0,30 %) dans la DSN
Journée de solidarité et pilotage ESN : pensez à votre ERP
La journée de solidarité illustre à quel point la gestion RH d'une ESN nécessite un outil intégré. Un ERP dédié aux ESN permet de centraliser les décisions RH et de les répercuter automatiquement dans les CRA, les bulletins et le reporting de production.
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